Goldman Sachs bâcle sa prévision de PIB, mais compte toujours sur un rapide tapering

Le variant Delta du coronavirus, dont l’impact commence à se ressentir dans certains indicateurs économiques, a depuis peu poussé de nombreuses banques à revoir à la baisse leurs prévisions de croissance, principalement en ce qui concerne les Etats-Unis.

Ce mercredi 8 septembre, c’était au tour de la banque de Goldman Sachs, qui a averti dans une note aux clients que l’impact du variant Delta de coronavirus et la fin des mesures de relance budgétaire vont porter préjudice aux dépenses de consommation.

Goldman Sachs redoute par le variant Delta

Ainsi, pour le quatrième trimestre, la banque a réduit sa prévision de croissance du PIB à 5,5%, contre 6,5% dans les projections précédentes. Quant à la prévision de croissance annuelle 2021, elle a été réduite à 5,7%.

La banque a déclaré que le variant Delta pèse déjà sur la croissance du troisième trimestre, et l’anéantissement des mesures de relance budgétaire et le « ralentissement de la reprise du secteur des services seront tous deux des vents contraires à moyen terme ».

Source : reuters.com

La note a révélé que les dépenses en biens devraient continuer à diminuer, même si les achats retardés à cause des pénuries d’articles comme les nouvelles voitures devraient modérer le déclin. Cependant, le reste de la reprise du secteur des services sera plus lent que la phase facile ayant suivi la vaccination.

Il est à relever que pour terminer, l’économiste en chef de Goldman, Jan Hatzius, a indiqué de son côté que si le ralentissement de la reprise économique entraîne davantage de questions pour la Réserve fédérale, il ne devrait pas changer en fin de compte la décision de la banque centrale quant au moment de freiner ses achats d’actifs. 

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La dégradation de l’économie de devrait pas remettre en cause les plans de la Fed

Mais la baisse des achats d’actifs, ou tapering, forme un facteur baissier pour les marchés boursiers américains, qui s’ajouteront à une croissance économique qui freine, un cocktail extrêmement négatif pour les actions.

D’ailleurs, à ce propos, il est à noter que le patron de la Fed de St Louis James Bullard a mesuré la déception du rapport NFP sur l’emploi vendredi dernier, confirmant à nouveau son appel à baisser le QE bientôt, et révélant qu’il faut s’attendre à des chiffres de l’emploi volatils.

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Il a également précisé que la Fed a besoin d’avoir à sa disposition l’alternative de relever les taux en 2022, précisant que cela implique de mettre un terme aux achats d’actifs d’ici la fin du T1 2022.

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