L’ONU appelle à l’arrêt des logiciels espions

L’ONU appelle à l’arrêt des logiciels espions après l’incident de Pegasus

Un membre d’experts de l’ONU a signé un communiqué de presse appelant les pays d’interrompre la vente et le transfert de technologie de surveillance jusqu’à l’adoption de réglementations internationales. L’appel sera passé des semaines après qu’il a été découvert que le logiciel espion Pegasus avait été volé par la société israélienne NSO Group.

Plusieurs experts de lONU, dont trois rapporteurs spéciaux Irene Khan, Mary Lawlor et Clément Nyaletsossi Voulé, ont publié une déclaration appelant à une « vente de technologie de surveillance et à une suspension antérieure ».

Des outils extrêmement envahissants 

Ils veulent que les gouvernements empêchent leur distribution tant qu’il existe des réglementations « fortes » pour garantir que leur usage respecte les normes mondiales. En vérité, ils s’inquiètent du fait que « des outils d’infiltration très sophistiqués sont utilisés pour espionner, effrayer et réduire au silence les protecteurs de droits de l’homme, les presses et les opposants politiques ».

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L’appel intervient alors que l’affaire d’espionnage Pegasus, sous le nom d’un logiciel espion vendu par la société israélienne NSO Group, aurait été secrètement installée sur les téléphones de nombreuses personnalités publiques pour voler des données sensibles. NSO Group a déclaré qu’il empêcherait théoriquement de tels abus, mais qu’il vendrait le logiciel directement à des agences gouvernementales sélectionnées uniquement.

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Le téléphone est sorti dans le cadre de l’affaire d’espionnage Pegasus, du nom du logiciel espion vendu par la société israélienne NSO Group, qui semble être installé sur un certain nombre de téléphones officiels pour voler des données sensibles. NSO Group a déclaré qu’il empêcherait théoriquement de tels abus, mais qu’il vendrait le logiciel directement à des agences gouvernementales sélectionnées uniquement.

Israël doit agir contre NSO

Les experts exhortent ensuite Israël à « divulguer pleinement les mesures qu’il a prises pour enquêter sur les transactions d’exportation de NSO dans le cadre de ses obligations en matière de droits de l’homme ». Ils indiquent aussi que, c’est une obligation nationale de s’assurer qu’une société (…) ne commercialise ni ne transfère de technologies ou ne signe de contrats avec des nations ou des organisations qui pourraient les servir à la violation de l’autorité des droits de l’homme. 

En mai 2019, le service des droits de l’homme des Nations Unies a publié un rapport sur les impacts dangereux de la technologie d’inspection sur les droits de l’homme, recommandant un moratoire immédiat sur les ventes jusqu’à ce que le règlement soit adopté au niveau international. Cependant, l’organisation internationale n’approuve pas cette requête.

L’Europe soulève la question 

L’Union européenne a enquêté sur la question, le mois de novembre dernier, le Conseil et le Parlement européens ont adopté un nouvel ensemble de règles d’exportation restreignant la vente de technologies de « cybersurveillance » à doubles usages, dont civil et militaire aux pays qui ne respectent pas les droits de l’homme

Une nouvelle règle s’impose pour l’octroi ou le refus des autorisations d’exportation pour de divers produits. Il comprend également un mécanisme de coordination à l’échelle de l’UE pour améliorer l’échange d’informations entre les États membres sur l’exportation de produits de cybersurveillance.

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