Rapport: Les accords de capital-risque canadiens à un stade avancé augmentent en 2020, en raison de l’afflux de capitaux américains


Selon un nouveau rapport de la Silicon Valley Bank, la part des accords de capital-risque technologiques canadiens à un stade avancé a augmenté en 2020 en raison d’un afflux de capitaux d’investisseurs basés aux États-Unis.

Le rapport trimestriel State of the Markets de la Silicon Valley Bank analyse l’état du capital-risque et des investissements aux États-Unis, ainsi que dans d’autres écosystèmes technologiques internationaux. Les informations du rapport relatives au Canada proviennent de la société de données de marché privé PitchBook, ainsi que des propres données et analyses de la Silicon Valley Bank.

«Cette augmentation du capital de dernière étape pourrait être cruciale pour donner aux startups canadiennes une plus grande capacité d’évolution.

Le rapport du premier trimestre 2021 a révélé qu’au Canada, la part des accords de capital-risque en phase finale est passée de 20% en 2019 à 24% en 2020. Ce nombre augmente régulièrement depuis 2015, selon le rapport. Dans l’ensemble, le nombre de transactions canadiennes classées comme en phase tardive a augmenté de 166% au cours des cinq dernières années.

«Cette augmentation du capital de dernière étape pourrait être cruciale pour donner aux startups canadiennes une plus grande capacité d’évolution; espérons-le, menant à des méga-sorties réussies, montrant que le Canada est un écosystème établi et mature et contrecarrant la tendance à une mentalité de «sortie précoce» », note le rapport de la Silicon Valley Bank.

Ce qui a également augmenté au cours des cinq dernières années, c’est la participation des investisseurs américains aux tournées de capital-risque technologiques canadiennes. Le rapport souligne que la part des investisseurs américains dans les transactions canadiennes est généralement restée de l’ordre de 30% jusqu’à l’année dernière. En 2020, la participation des investisseurs américains est passée à 48%.

La Silicon Valley Bank a spécifiquement attribué ce flux plus important de capitaux américains à la pandémie COVID-19 qui a brisé les frontières et obligé les startups à effectuer des rondes de financement à distance. Le rapport indique que cela a donné aux investisseurs américains un accès plus large aux startups canadiennes.

CONNEXES: Près de la moitié des entreprises canadiennes de capital-risque ont constaté une baisse du flux de transactions pendant le COVID-19

«Avec l’afflux accru de capitaux étrangers, ainsi que le fait que le COVID-19 a poussé les investisseurs à préférer des entreprises plus établies et éprouvées, les investissements de stade avancé ont atteint de nouveaux sommets», note le rapport.

L’investissement américain dans les startups technologiques canadiennes n’est certainement pas nouveau. Cependant, plusieurs rapports de l’année dernière montrent que l’activité des investisseurs au sud de la frontière s’intensifie.

Le rapport sur l’état du SaaS canadien de L-Spark indiquait qu’en 2020, seuls 70 investisseurs étaient canadiens, tandis que 92 provenaient des États-Unis, ce qui indique que plus d’investisseurs américains participaient à l’écosystème SaaS canadien que canadiens.

Les données d’un rapport sur l’écosystème Hockeystick ont ​​également indiqué qu’au deuxième trimestre de 2020, les investisseurs américains étaient particulièrement actifs en Colombie-Britannique, participant à 13 transactions dans la province et représentant plus de 204 millions de dollars de financement pour ce trimestre.

Le rapport de la Silicon Valley Bank indique que certains des investisseurs américains les plus actifs dans la technologie canadienne depuis 2015 comprennent Techstars, Plug and Play et 500 startups.

La Silicon Valley Bank a mis en évidence plusieurs secteurs qui ont attiré d’importants capitaux à un stade avancé en 2020. L’un d’entre eux comprend ce que la Silicon Valley Bank a appelé «ClimateTech», qui a attiré 223 millions de dollars de capitaux sur 44 transactions en 2020. Semios est une transaction notable en 2020 dans le secteur des technologies propres au Canada. «Cycle de financement de 100 millions de dollars canadiens, dirigé par l’investisseur américain Morningside Group.

CONNEXES: MKB clôture 100 millions de dollars pour un deuxième fonds axé sur les technologies propres

Un autre secteur noté par la Silicon Valley Bank est EdTech, qui, selon le rapport, a levé 313 millions de dollars de financement sur 26 transactions. Cela comprend la ronde de financement de 72 millions de dollars de la série D de Top Hat.

Healthtech a également été souligné comme un «secteur brûlant» pour le financement de stade avancé au Canada. Le secteur a connu une traction significative en 2020 alors que la pandémie de COVID-19 a mis en évidence le besoin de nouvelles solutions technologiques dans le domaine de la santé. Une importante augmentation des technologies de la santé par rapport à l’année dernière comprend l’investissement de 75 millions de dollars de Maple de Loblaw.

La technologie de la chaîne d’approvisionnement figurait également en bonne place en termes de financement à un stade avancé au Canada. La Silicon Valley Bank a rapporté que le secteur avait levé un montant record de 130 millions de dollars en 2020, sur un nombre record de 18 transactions. Une augmentation notable de la technologie de la chaîne d’approvisionnement a été la série C de 66 millions de dollars d’Attabotics, basée à Calgary, qui s’est terminée en août.

MISE À JOUR 03/02/2021: Cet article a été mis à jour pour supprimer la mention du C100 comme l’un des investisseurs américains les plus actifs dans la technologie canadienne depuis 2015.

Source de l’image Unsplash. Photo de Romain Dancre.

Partager:

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur telegram
Partager sur reddit
Partager sur linkedin
Partager sur pinterest

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Articles Similaires

Shipping Revolution Avis

Le dropshipping est un domaine qui prend de plus en plus d’ampleur. Ce dernier requiert des connaissances et des stratégies pour se développer. L’une des