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Chariot de courses dans un rayon de supermarche

L’Insee prevoit une baisse du pouvoir d’achat des menages en France cette annee

Le pouvoir d’achat des menages francais reculerait de 0,3 % cette annee, selon la derniere note de conjoncture de l’Insee, qui anticipe aussi une remontee du taux de chomage a 8,4 % en fin d’annee. L’institut statistique dresse le tableau d’une economie fragilisee malgre une consommation resistante.

Ce diagnostic pese sur le budget des Francais, car un recul du pouvoir d’achat, meme limite, rompt avec les hausses enregistrees les annees precedentes. L’acquis de croissance du pouvoir d’achat atteindrait deja moins 0,2 % a mi-annee, selon l’Insee.

Un marche du travail qui se degrade

Le chomage constitue le point le plus preoccupant du tableau. Le taux, de 7,9 % fin 2025, remonterait a 8,4 % en fin d’annee, en hausse de 0,6 point sur un an. L’institut souligne que cette degradation contraste avec la situation des autres grandes economies europeennes, ou le chomage se stabilise ou recule.

Cette divergence isole la France dans un environnement europeen plus favorable, un constat qui alimente le debat sur la competitivite du marche du travail national.

Une consommation qui resiste

Tout n’est pas negatif dans les projections. La consommation des menages rebondirait, avec un acquis de croissance de 0,7 % a mi-annee d’apres l’Insee. La Banque de France table de son cote sur une hausse de 0,8 % sur l’ensemble de l’annee.

Ce sursaut de la consommation, dans un contexte de pouvoir d’achat en recul, s’expliquerait par une moindre epargne des menages. L’institut ne se prononce pas sur la solidite de ce ressort a moyen terme.

Une inflation de nouveau orientee a la hausse

Sur les prix, l’Insee prevoit une inflation de 2,7 % sur un an en decembre, apres un point bas en cours d’annee. L’indice avait ralenti a 1,8 % en juin, un reflux favorise par la detente sur les prix de l’energie.

Cette remontee attendue en fin d’annee rognerait le repit accorde aux menages au printemps. La trajectoire des prix de l’energie et l’evolution du contexte international restent les principaux facteurs d’incertitude cites par l’institut.

Une croissance revue en baisse

L’ensemble s’inscrit dans une croissance atone. L’Insee retient 0,7 % pour l’annee, quand la Banque de France table sur 0,8 %. Le gouvernement a lui aussi abaisse sa prevision a 0,7 %, invoquant un debut d’annee moins favorable et le contexte international.

La suite dependra des indicateurs du second semestre, notamment de l’emploi et de la tenue de la consommation. Les prochaines publications de l’Insee et de la Banque de France, attendues a l’automne, permettront de confirmer ou d’infirmer cette trajectoire.

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