Search
Ligne de production dans une usine, illustration du climat des affaires dans l'industrie française

Le climat des affaires s’éclaircit un peu en juillet en France, selon l’Insee

Le climat des affaires en France a gagné deux points en juillet 2026 pour s’établir à 97, se rapprochant de sa moyenne de longue période fixée à 100, a indiqué l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) dans une note publiée jeudi 23 juillet. L’indicateur reste toutefois sous ce seuil de référence.

Calculé à partir des réponses de chefs d’entreprise des principaux secteurs marchands, cet indicateur synthétique mesure le moral du tissu productif. Sa remontée intervient après plusieurs mois de stagnation, dans une conjoncture où la trajectoire budgétaire pèse encore sur les perspectives d’activité et où la Banque de France table sur une croissance de seulement 0,5 % du produit intérieur brut cette année.

Le commerce de détail tire la hausse

La progression d’ensemble est portée par le commerce de détail et le commerce automobile, dont l’indicateur bondit de huit points, à 99, selon l’Insee. L’institut attribue cette embellie à des intentions de commandes mieux orientées chez les détaillants interrogés entre le 25 juin et le 20 juillet.

Le secteur des services s’éclaircit également, avec un indice en hausse de deux points, à 98, tout en demeurant sous sa moyenne de long terme. Dans l’industrie, le climat des affaires rebondit d’un point, à 101, un niveau supérieur à sa moyenne. Le bâtiment reste stable, à 95, tandis que le commerce de gros recule de deux points, à 95 lui aussi.

L’industrie au-dessus de sa moyenne

Dans le détail de l’industrie manufacturière, publié le même jour, l’Insee relève un solde d’opinion sur la production passée en nette remontée, à +7 %, repassé au-dessus de sa moyenne de +4 %. Le solde relatif aux carnets de commandes globaux s’améliore, à -12 % contre -14 % en juin, mais reste négatif.

Les perspectives personnelles de production, en revanche, se replient à -1 %, leur plus bas niveau depuis août 2025. « Le climat des affaires s’améliore dans tous les sous-secteurs de l’industrie manufacturière sauf les autres industries, où il reste stable », précise l’Insee, qui note un indicateur de 106 dans les biens d’équipement et de 103 dans les matériels de transport.

Un attentisme qui persiste

Malgré cette amélioration, le sentiment des dirigeants sur l’incertitude économique demeure stable et supérieur à sa moyenne, souligne l’Insee. Reprise par Boursorama, la note décrit une hausse « légère » qui traduit un optimisme prudent sur l’évolution de la demande, sans lever l’attentisme des chefs d’entreprise.

Cette réserve tient en partie aux contraintes budgétaires : la trajectoire des finances publiques limite les marges de soutien de l’activité, un point relevé par plusieurs analystes. Le rebond de juillet reflète aussi des schémas saisonniers, de nombreuses entreprises françaises tournant au ralenti pendant l’été.

Un climat de l’emploi stable

L’indicateur du climat de l’emploi, lui, reste stable à 98 après son rebond de juin, d’après l’Insee. L’institut précise que la donnée de juin a été révisée à la hausse de neuf points, en raison de réponses d’entreprises arrivées tardivement et d’ajustements méthodologiques saisonniers appliqués en juillet, avec des révisions rétroactives jusqu’en janvier 2026.

Ces publications s’inscrivent dans une séquence chargée pour l’institut, qui doit livrer d’ici au 31 juillet l’indice des prix à la consommation de juillet, indicateur clé du suivi de l’inflation. La prochaine estimation du climat des affaires est attendue le 21 août.

Auteur/autrice

Partager: