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Écran de cotations boursières affichant l’évolution des cours en vert et rouge

Kering bondit de plus de 13 % en Bourse après le sursaut de Gucci

L’action Kering a grimpé de plus de 13 % à la Bourse de Paris le 28 juillet 2026, portée par des résultats semestriels qui montrent un net ralentissement du recul des ventes de Gucci, sa marque phare. Le titre a signé la meilleure performance du CAC 40.

Ce rebond marque un tournant pour le groupe de luxe, engagé depuis des mois dans le redressement de Gucci, dont l’essoufflement pesait sur l’ensemble de ses comptes. Le marché guettait le moindre signe de stabilisation, et la publication du 28 juillet a dépassé les attentes des analystes, déclenchant une envolée du cours.

Un titre en tête du CAC 40

Vers la mi-séance, l’action Kering progressait de 13,37 % pour atteindre 284 euros, selon les données rapportées par BFM Bourse, après une ouverture déjà en hausse d’environ 11 %. Cette flambée a hissé le groupe au sommet de l’indice parisien, alors que le CAC 40 clôturait de son côté à 8 458,78 points, en hausse de 0,63 %, au terme d’une séance rythmée par une avalanche de résultats d’entreprises.

Un tel mouvement traduit l’ampleur du soulagement des investisseurs, qui redoutaient une nouvelle déception après plusieurs trimestres difficiles pour la maison italienne.

Gucci limite sa chute

Sur le deuxième trimestre 2026, les ventes de Gucci ont reculé de 2 % en données comparables, une amélioration de 7 points par rapport au premier trimestre, selon le communiqué officiel de Kering. Les analystes anticipaient un repli plus marqué, de l’ordre de 4 %. Sur l’ensemble du premier semestre, le recul de la marque se limite à 5 % en comparable.

À l’échelle du groupe, le chiffre d’affaires semestriel s’est établi à 7,22 milliards d’euros, en hausse de 1 % en comparable mais en baisse de 3 % en publié. Le résultat opérationnel courant a atteint 921 millions d’euros, pour une marge de 12,8 %, en progression de 0,4 point sur un an et supérieure aux 12 % attendus par le consensus.

Une dette allégée par la cession Beauté

Kering a par ailleurs assaini son bilan. La dette nette est tombée à 3,3 milliards d’euros, contre 4,7 milliards fin 2025, d’après le groupe. Cette réduction a été soutenue par les 4,0 milliards d’euros encaissés lors de la cession de Kering Beauté à L’Oréal, finalisée le 31 mars 2026, qui porte la trésorerie du groupe à 8,5 milliards d’euros.

« Comme vous le voyez, les actions prises au cours des derniers mois commencent à produire des résultats encourageants, même si nous ne sommes qu’au début de notre aventure », a déclaré le directeur général Luca de Meo, cité par BFM Bourse.

Les analystes restent prudents

La communauté financière salue la tendance sans crier victoire. Bernstein estime que « Gucci semble aller dans la bonne direction » et relève les premiers effets des mesures prises sur les coûts, tandis que la Royal Bank of Canada anticipe une « accélération » de la marque au second semestre. HSBC est passé à l’achat, misant sur une campagne marketing attendue fin août.

D’autres maisons appellent à la mesure. Oddo BHF et Jefferies demeurent circonspects, jugeant qu’un trimestre de mieux ne suffit pas à confirmer un redressement durable. Kering, de son côté, maintient son objectif d’un retour à la croissance et d’une amélioration de la rentabilité au cours de l’année 2026.

Le pari des marchés se jouera donc sur les prochaines publications, alors que le luxe mondial reste confronté à une demande fragile en Chine et à un contexte de changes défavorable.

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