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Façade du New York Stock Exchange à Wall Street

Le Dow Jones bat un record après un rapport sur l’emploi américain décevant

Le Dow Jones a inscrit un nouveau record en clôture jeudi, à 52 900,07 points (+1,14 %), au lendemain d’un rapport sur l’emploi américain nettement plus faible que prévu, qui a éloigné le spectre d’un tour de vis de la Réserve fédérale.

Le contraste résume l’humeur des marchés en ce début de second semestre. Un marché du travail qui faiblit devient un argument haussier pour les actions, puisqu’il réduit la marge de la Fed pour relever ses taux. Selon Bourse Direct, l’économie américaine n’a créé que 57 000 emplois non agricoles en juin, contre 110 000 attendus par le consensus, le secteur privé hors santé enregistrant même des destructions de postes.

Un rapport sur l’emploi qui rebat les cartes

La statistique, publiée la veille de la fête nationale américaine, a immédiatement pesé sur les anticipations de politique monétaire. D’après les données CME FedWatch citées par Boursorama, la probabilité d’une hausse des taux en septembre est retombée à 55 %, contre 64,1 % une semaine plus tôt. Pour la réunion du 29 juillet, la probabilité d’un changement de cap est passée sous 20 %, contre 32 % la semaine précédente, selon Bourse Direct.

Les investisseurs y voient la quasi-disparition du risque d’un resserrement à court terme. « L’inflation n’est pas oubliée », a toutefois nuancé Adam Sarhan, de 50 Park Investments, pour qui la publication « ne fait qu’alléger la pression à court terme sur la Fed » sans lever les incertitudes de fond.

Records du Dow, prudence sur les valeurs technologiques

La progression n’a pas été uniforme. Le Dow Jones a signé sa quatrième semaine de hausse consécutive, une série inédite depuis octobre 2024, tandis que le S&P 500 a fini quasi stable à 7 483,24 points, à une centaine de points de son sommet historique. Le Nasdaq Composite a en revanche reculé de 0,80 %, à 25 832,67 points, plombé par des prises de bénéfices dans les semi-conducteurs.

« Les investisseurs ont pris leurs profits après les gains du secteur des puces », a observé Bruce Zaro, de Granite Wealth Management. Tesla a chuté de 7,5 % malgré des livraisons trimestrielles supérieures aux attentes, illustrant la fébrilité qui entoure les valeurs les plus chèrement valorisées.

Le dollar et les taux longs cèdent du terrain

Sur le marché obligataire, le rendement des emprunts d’État américains à dix ans est repassé autour de 4,47 %, signe que les opérateurs intègrent un statu quo prolongé. Le billet vert a cédé 0,6 % face à l’euro, la monnaie unique remontant à 1,1443 dollar, selon Bourse Direct. Plusieurs stratégistes estiment désormais que la Fed pourrait maintenir ses taux inchangés jusqu’à la fin de l’année.

Les cours du pétrole ont pour leur part reflué après que le Qatar a fait état de « progrès » dans les négociations visant à désamorcer le conflit au Proche-Orient, un facteur d’apaisement supplémentaire pour les indices.

L’Europe profite du même mouvement

La détente s’est propagée de l’autre côté de l’Atlantique. Le CAC 40 a gagné 1,9 % lors de la séance, le DAX allemand 2,3 % et l’Euro STOXX 50 environ 1,5 %, portés par le repli des rendements et l’espoir d’une politique monétaire américaine moins restrictive.

La séance de vendredi s’annonçait allégée, aucune statistique majeure n’étant attendue alors que les places américaines fermaient plus tôt pour Independence Day. Les opérateurs attendent désormais les prochains indicateurs d’inflation pour vérifier si le scénario du statu quo se confirme.

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