Ouverture des demandes pour le programme de prêt du gouvernement canadien pour les grandes entreprises touchées par COVID-19


Les candidatures pour le programme du gouvernement du Canada relatif au mécanisme de financement d’urgence des grands employeurs (LEEFF) sont ouvertes depuis mercredi.

Le ministre des Finances, Bill Morneau, a déclaré que les demandes peuvent être faites dès mercredi matin par l’intermédiaire d’une filiale de la Corporation de développement des investissements du Canada (CDEV). La CDEV a créé une nouvelle filiale, la Corporation de financement d’urgence des entreprises du Canada (CEFEC), pour administrer le LEEFF.

LEEF, qui a été annoncé la semaine dernière, est destiné à fournir un financement provisoire aux plus grands employeurs canadiens qui ont été touchés par COVID-19. Les prêts seront accordés par la CCEEFC en coopération avec Innovation, Science et Développement économique Canada et le ministère des Finances.

Le financement provisoire sera disponible pour les entreprises ayant des activités importantes au Canada, des revenus annuels de plus de 300 millions de dollars et nécessitant un prêt d’un montant minimum de 60 millions de dollars. M. Morneau a souligné que l’idée derrière le FAEJ est de soutenir les grandes entreprises dont les besoins en crédit ne sont pas satisfaits par les options de financement conventionnelles.

La LEEF est disponible pour les grandes entreprises à but lucratif de tous les secteurs, à l’exception de celles du secteur financier. Selon la fiche d’information du CEEFC sur le LEEF, certaines entreprises à but non lucratif, comme les aéroports, pourraient également être éligibles au programme et les entreprises qui ont été reconnues coupables de fraude fiscale ne sont pas éligibles.

Le gouvernement fédéral offre des prêts de 60 millions de dollars et plus, et M. Morneau ajoute que la taille des prêts individuels sera décidée au cas par cas en fonction des entreprises qui en démontrent le besoin. Les évaluations seront basées sur les besoins de trésorerie du demandeur pour les 12 prochains mois.

Le prêt sera accordé sous la forme de deux facilités de crédit : une facilité non garantie égale à 80 % du montant total du prêt et une facilité garantie égale à 20 % du montant total du prêt. Le prêt sera avancé par tranches sur une période de 12 mois. L’aide sera assortie d’un taux d’intérêt de 5 % la première année, qui sera porté à 8 % la deuxième année, avec une augmentation supplémentaire de 2 % chaque année par la suite.

La durée de la facilité non garantie sera de cinq ans et l’emprunteur pourra rembourser le prêt par anticipation à tout moment sans pénalité. Toute entreprise bénéficiant d’un prêt au titre du LEEF est soumise à certaines exigences, notamment des « limites strictes » en matière de dividendes, de rachat d’actions et de rémunération des dirigeants, la publication de rapports annuels sur le climat et la démonstration de la manière dont l’entreprise entend préserver l’emploi et maintenir ses activités d’investissement.

M. Morneau a ajouté mercredi que si l’emprunteur est une société publique canadienne, il doit émettre des bons de souscription avec option d’achat d’actions ordinaires de la société totalisant 15 pour cent du montant principal du prêt. Les bons de souscription, a-t-il dit, sont destinés à permettre à la CEEFC de participer au redressement de la société emprunteuse. Les sociétés non cotées en bourse devront fournir à la CEEFC une compensation sous forme de frais supplémentaires d’une valeur comparable à celle des bons de souscription de la société cotée en bourse.



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