Exportation et développement Canada fournit plus de détails sur le programme de prêts d’urgence

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Dans le cadre du programme d’aide d’urgence COVID-19 de 82 milliards de dollars du gouvernement fédéral, qui a été approuvé par le Sénat aujourd’hui, Exportation et développement Canada (EDC) est sur le point de distribuer une partie des 10 milliards de dollars de prêts aux petites entreprises.

De nombreuses entreprises technologiques canadiennes ne sont pas des exportateurs traditionnels et ne seraient pas admissibles au soutien d’EDC.

Le Programme de crédit aux entreprises est destiné à fournir un soutien supplémentaire aux entreprises qui ont des difficultés de trésorerie. Il est administré par EDC et la Banque de développement du Canada (BDC). Grâce à ce programme, EDC prévoit d’améliorer ses offres de financement et d’assurance pour soutenir les entreprises « financièrement viables » qui ont été touchées par COVID-19. Elle travaille avec la BDC et les prêteurs du secteur privé pour distribuer le capital.

Mardi, EDC a fourni plus de détails sur le fonctionnement de son programme. Depuis le 24 mars, EDC offre aux banques une garantie sur les prêts accordés aux entreprises exportatrices canadiennes. EDC offrira des garanties sur des prêts allant jusqu’à 5 millions de dollars, l’idée étant que les entreprises puissent avoir accès à plus de liquidités immédiatement. L’agence d’exportation a encouragé les entreprises à contacter leurs institutions financières pour obtenir plus d’informations sur le programme.

EDC est également prête à soutenir ses clients de l’assurance-crédit, en offrant de couvrir les pertes liées aux marchandises qui ont été expédiées, même si l’acheteur n’a pas accepté les marchandises. EDC renonce au délai d’attente habituel de 60 jours pour cette demande d’indemnisation. Cette mesure est soumise à des conditions qui n’ont pas été définies par EDC. Mairead Lavery, présidente et CEO d’EDC, a noté que l’annonce de mardi était simplement la première que l’EDC avait l’intention de faire.

« En cette période de crise, notre objectif immédiat est d’apporter des liquidités sur le marché afin de gérer les défis auxquels les entreprises sont confrontées », a déclaré EDC à propos des nouvelles mesures.

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Un PDG avec lequel BetaKit s’est entretenu a fait valoir que l’offre d’EDC n’avait guère changé. Ils ont exprimé leur inquiétude quant au fait que les entreprises canadiennes de logiciels en tant que service (SaaS) et autres entreprises technologiques traditionnelles dont les revenus sont inférieurs à 4 ou 5 millions de dollars ne pourront pas profiter de ces programmes car elles ne sont pas souvent admissibles aux prêts bancaires, ou aux lignes de crédit, au départ. Conformément aux préoccupations exprimées par de nombreux autres PDG et organisations de la communauté technologique, le PDG a prédit de lourdes pertes de revenus et la nécessité de licencier du personnel si les entreprises n’obtiennent pas le soutien dont elles ont besoin.

De nombreuses entreprises technologiques ne sont pas des exportateurs traditionnels et ne pourraient donc pas bénéficier du soutien d’EDC. EDC a encouragé les entreprises qui vendent des produits et services au Canada à s’adresser à la BDC.

Par le biais du Programme de crédit aux entreprises du gouvernement, la BDC est prête à fournir des prêts de fonds de roulement pouvant atteindre 2 millions de dollars, offrant une période de paiement différé pouvant aller jusqu’à six mois. Les prêts sont censés exiger une garantie personnelle et un taux d’intérêt minimum de six pour cent, ce à quoi de nombreuses entreprises technologiques en phase de démarrage et de croissance n’auraient pas droit.

Dans une lettre ouverte aux ministères fédéraux, le centre d’innovation MaRS et des centaines de PDG d’entreprises technologiques canadiennes ont proposé des méthodes alternatives pour aider à soutenir ce qu’ils appellent l’écosystème technologique de pointe du Canada. En plus d’élargir le soutien par le biais de programmes incluant EDC et la BDC, la lettre ouverte a souligné la nécessité d’un afflux de capitaux de 2 milliards de dollars et de politiques qui favorisent l’investissement canadien en premier lieu.

Photo par Andy Li sur Unsplash



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