Amazon intente une action en justice pour lutter contre les faux avis.

Le géant du e-commerce Amazon a lancé une action en justice contre les administrateurs de plus de 10 000 groupes Facebook. Ces groupes publient de faux avis sur le site e-commerce. Pour reconnaître les mauvais acteurs et bloquer les fausses critiques, Amazon va utiliser les informations trouvées dans le cadre de cette action en justice.

Amazon souhaite bloquer les faux avis

Amazon veut supprimer les faux avis
source : Futura-Sciences

Les acheteurs sont choqués de découvrir l’étendue de la fraude aux avis Amazon. La plateforme est consciente du problème et affirme faire tout son possible pour supprimer les faux avis.

En fait, 93 % des acheteurs consultent les avis en ligne avant d’acheter. Donc, l’effet des faux avis est de plus en plus important. C’est pour cette raison que les grandes entreprises du secteur intentent désormais une action en justice pour créer un nouveau précédent pour poursuivre les vendeurs de fausses critiques.

Amazon Product Review, un groupe identifié par Amazon

Amazon lance une action en justice pour supprimer les faux avis
source : CNET france

Amazon a signalé plus de 10 000 groupes de faux avis à Meta depuis 2020. Meta a ensuite supprimé plus de la moitié des groupes qui ont enfreint la politique et continue d’enquêter sur d’autres groupes. La plateforme a identifié l’un des plus grands groupes nommé « Amazon Product Reviews » comptant 43 000 membres. En mai, Amazon intenterait une action en justice contre le faux courtier d’avis Extreme Rebate.

« Amazon a intenté ‘une action en justice contre les administrateurs de plus de 10 000 groupes Facebook qui tentent d’orchestrer de faux avis sur Amazon en échange d’argent ou de produits gratuits. Ces groupes sont créés pour recruter des personnes prêtes à publier des avis incitatifs et trompeurs sur les magasins Amazon aux États-Unis, au Royaume-Uni, en Allemagne, en France, en Italie, en Espagne et au Japon. » selon un communiqué.

Plus de 12 000 employés s’occuperont de cette affaire

12 000 employés dans le monde s’efforcent de protéger Amazon contre la fraude et les abus, y compris les faux avis. Une équipe enquête sur les systèmes de faux commentaires sur les sites de réseaux sociaux, notamment Facebook, Instagram, TikTok et Twitter, et signale fréquemment les groupes abusifs à ces sociétés. Pourtant, le problème semble persister : des milliers de groupes sur Facebook, Discord et Telegram échangent toujours de faux avis avec le faux courtier d’avis Extreme Rebate.

Le géant de l’e-commerce a annoncé qu’il était indispensable de renforcer la coopération entre les sites de médias sociaux, les sociétés concernées et les forces de l’ordre.

En revanche, plusieurs groupes sont privés et trouvent d’autres méthodes de fuir à la détection. Cette action aidera Amazon à trouver plus de personnes exécutant ces réseaux d’avis frauduleux. Elle pourra ensuite engager des poursuites judiciaires plus claires et plus punitives.

« Amazon utilisera les informations découvertes dans le cadre de cette action en justice pour identifier les mauvais acteurs et supprimer les faux avis commandés par ces fraudeurs qui n’ont pas encore été détectés par la technologie avancée d’Amazon, ses enquêteurs experts et sa surveillance continue. »

Les autorités interdissent les faux avis

Les régulateurs et diverses autorités surveillent de près la question des faux avis. En juin 2021, l’autorité britannique de la concurrence a lancé une enquête sur les faux avis d’Amazon et de Google. Actuellement, elle prévoit d’intensifier la répression législative. La Commission européenne se penche aussi sur la question et n’exclut pas d’agir si nécessaire.

En fait, si Amazon et Meta arrivent à remporter une victoire juridique majeure et à constituer une menace pour les mauvais acteurs, cela pourra avoir un effet énorme sur l’industrie des fausses critiques et des faux profils.

Par contre, il y aura toujours des contrefaçons et les escrocs trouveront toujours des solutions de contourner les processus existants . Pour cela, des punitions plus élevées peuvent être très dissuasives. Ainsi, il faut que les plateformes retiennent une pression légale en ce sens pour assurer la confiance des utilisateurs.

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