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Flamme bleue d'une gazinière domestique alimentée au gaz naturel

Le prix repère du gaz bondit de 7,4 % au 1er juillet et signe un record en France

Le prix repère de vente de gaz a augmenté de 7,4 % TTC au 1er juillet 2026, atteignant 164,21 €/MWh en moyenne contre 152,86 €/MWh en juin, selon la Commission de régulation de l’énergie (CRE). C’est son plus haut niveau depuis la création de l’indicateur, fin 2023.

La hausse tombe alors que 10,34 millions de ménages disposaient d’un contrat de gaz naturel fin décembre 2025, d’après la CRE. Aucun d’eux n’y échappe complètement, l’augmentation frappant à la fois le prix de la molécule et le coût d’acheminement facturé sur toutes les offres. Pour les foyers dont le contrat est indexé sur le prix repère, la CRE chiffre l’impact à environ 2,7 € de plus sur la facture de juillet.

Un indicateur qui n’a jamais été aussi haut

Le prix repère, publié chaque mois par le régulateur depuis la disparition du tarif réglementé fin 2023, sert de boussole aux consommateurs pour comparer les offres de marché. À 164,21 €/MWh, il dépasse tous ses relevés antérieurs, dans un contexte où les cours de gros du gaz sont restés tendus depuis le regain de tensions géopolitiques du début d’année.

La CRE décompose le prix repère en trois blocs, « la fourniture, l’acheminement et les taxes ». La part fourniture, calculée à 80 % sur l’indice de marché MA2 et à 20 % sur l’indice QA, absorbe la remontée des coûts d’approvisionnement sur les marchés de gros ainsi que les frais commerciaux des fournisseurs.

La péréquation gazière rebat les cartes du réseau

Le second moteur de la hausse vient du réseau. Le tarif de distribution, l’ATRD, a été revalorisé au 1er juillet avec « l’entrée en vigueur de la péréquation gazière », indique la CRE. Ce mécanisme instaure une grille de distribution unique sur tout le territoire, là où les tarifs variaient jusqu’ici selon les zones desservies.

Concrètement, la péréquation lisse les écarts entre réseaux denses et zones moins peuplées. Elle allège la facture d’acheminement de certains abonnés et l’alourdit pour d’autres, sans changer le montant global collecté pour financer le réseau. La part acheminement s’applique à l’ensemble des consommateurs, y compris les 40 % environ de clients résidentiels ayant souscrit une offre à prix fixe, qui étaient jusque-là protégés de la variation de la fourniture.

Une facture annuelle en nette progression

Pour un foyer chauffé au gaz consommant 11 200 kWh par an en zone GRDF, la facture annuelle avoisine désormais 1 789 € TTC, soit près de 149 € par mois lissés, selon le comparateur Selectra. Le prix du kilowattheure pour ce profil passe de 0,11789 € à 0,12766 €, une hausse d’environ 8 %, quand l’abonnement annuel grimpe de 343,90 € à 359,63 €.

Sur deux ans, la note s’est alourdie d’environ 25 % pour ce type de logement, rapporte Selectra, qui relève une progression de près de 30 % du seul prix du kWh entre janvier et juillet 2026. Le comparateur résume la situation d’une formule tranchée, « aucun foyer au gaz n’échappe totalement à la hausse du 1er juillet ».

D’autres énergies suivent le mouvement

La hausse du gaz ne vient pas seule. Le tarif réglementé de l’électricité augmenterait à son tour d’environ 1 % TTC au 1er août 2026, sous l’effet de la progression de 3,04 % du tarif d’acheminement TURPE, selon les données rassemblées par les comparateurs d’énergie. L’eau n’est pas épargnée non plus, une étude publiée le 10 juin 2026 tablant sur une progression annuelle de 3,5 % à 6 % du prix de l’eau potable et de 3,5 % à 4 % de l’assainissement jusqu’en 2040.

Ces mouvements se cumulent alors que l’inflation d’ensemble reflue. Les prix à la consommation n’augmenteraient que de 1,8 % sur un an en juin, contre 2,4 % en mai, estime l’Insee, un ralentissement porté par le repli des produits pétroliers. L’énergie domestique, elle, continue de tirer les factures vers le haut. Le prochain prix repère du gaz sera publié par la CRE début août, pour une application au 1er du mois.

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