Près de la moitié des entreprises technologiques canadiennes déclarent une baisse de valeur due à COVID-19, selon une enquête

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Près de la moitié des entreprises technologiques canadiennes déclarent avoir subi une diminution de leur valeur en raison de la pandémie mondiale actuelle, selon les résultats d’une nouvelle enquête menée par le Conseil canadien des innovateurs (CCI).

Quarante-neuf pour cent des personnes interrogées ont connu une baisse de la valeur de leur entreprise directement liée à COVID-19.

Dans la dernière enquête auprès des membres de l’ICC, qui regroupe certaines des plus grandes entreprises technologiques du Canada, 49 % des répondants ont déclaré avoir subi une baisse de la valeur de l’entreprise, directement liée à COVID-19.

Ces données sont les dernières d’une série d’enquêtes que l’ICC a menées auprès de ses centaines de membres pendant la pandémie, afin de comprendre l’état du secteur technologique canadien. Environ 307 leaders technologiques ont participé à cette enquête, et l’ICC a fourni ses conclusions au gouvernement fédéral.

Alors que de nombreuses entreprises technologiques ont vu leur valeur diminuer, les entreprises opérant principalement dans les secteurs des technologies de la santé, de l’informatique dématérialisée, du travail à distance et de l’apprentissage ont constaté certains effets positifs liés à la pandémie. Dix-huit pour cent des personnes interrogées ont fait état d’une augmentation de la valeur de l’entreprise. Un exemple de ce type d’entreprise serait l’entreprise ApplyBoard. Membre de la CCI, ApplyBoard est récemment devenue la dernière entreprise canadienne à atteindre le statut de licorne, avec une valeur de 2 milliards de dollars.

Les résultats de l’enquête de la CCI ont également révélé que la diminution moyenne de la main-d’œuvre dans l’écosystème technologique était de -8,5 %. Les entreprises technologiques canadiennes ont continué à procéder à des licenciements liés à la pandémie, même à la lumière des mesures de secours d’urgence prises par le gouvernement fédéral pour aider les entreprises à conserver leurs travailleurs. À la mi-avril, le gouvernement a introduit 250 millions de dollars pour un programme d’aide à la recherche industrielle (PARI) COVID-19 Innovation Assistance Program (IAP), qui offre une subvention salariale plus ciblée pour la communauté des technologies et de l’innovation.

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La communauté technologique canadienne s’est également jointe aux appels en faveur d’une subvention salariale d’urgence élargie au Canada (CEWS) et lorsque les critères ont été modifiés afin d’inclure davantage ces entreprises, seuls 40 % des membres de la CCI ont déclaré qu’elles pourraient encore être inéligibles, contre 94 % qui ont déclaré qu’elles seraient inéligibles auparavant.

Cependant, le gouvernement n’a pas vu les entreprises tirer parti du CEWS comme on l’avait espéré. Selon un rapport du National Post, deux semaines seulement après son lancement, le CEWS a attiré à peine 13 % du nombre prévu de candidats. À ce jour, quelque 132 481 employeurs ont profité de la subvention pour environ 1,7 million d’employés, selon les données de l’Agence du revenu du Canada

S’adressant aux PDG de sociétés technologiques canadiennes qui ont procédé à des changements de personnel au cours des dernières semaines, ils ont souligné que BetaKit n’était pas éligible aux programmes fédéraux de subventions salariales et, dans un certain nombre de cas, ne s’engageait pas à réembaucher des employés qui avaient été temporairement licenciés.

La dernière enquête de la CCI a également révélé que 76 % des entreprises technologiques canadiennes déclarent qu’elles auront besoin d’un soutien de relance après juin.

La dernière enquête de la CCI a également révélé que 76 % des entreprises technologiques canadiennes déclarent qu’elles auront besoin d’un soutien de relance après juin. La semaine dernière, le gouvernement fédéral a prolongé le CEWS jusqu’à la fin du mois d’août dans l’espoir que davantage d’entreprises choisissent de se porter candidates au programme.

Selon le CCI, les leaders technologiques canadiens disent avoir besoin de plus de soutien de la part du gouvernement. Les personnes interrogées ont indiqué que la rapidité d’accès aux programmes de relance gouvernementaux était un problème et ont également déclaré que le gouvernement devait « intensifier » et accroître l’accès aux capitaux stratégiques et aux opportunités de marchés publics. CCI a indiqué que le manque de nouveaux clients a un impact sur la croissance du secteur technologique canadien.

L’association canadienne de l’industrie technologique Technation est un autre groupe qui a demandé au gouvernement fédéral de consacrer une « proportion raisonnable » des fonds de relance fédéraux à la passation de marchés publics et à l’adoption de solutions technologiques.

Les gouvernements à tous les niveaux ont ajusté leurs politiques d’achat au milieu de la pandémie pour devenir plus réactifs, mais en mettant l’accent sur la COVID-19. À la mi-mars, le gouvernement du Canada a recentré et ouvert sa stratégie d’approvisionnement, et les gouvernements provinciaux ont fait de même. De nombreuses jeunes entreprises canadiennes ont bénéficié de ces programmes, notamment BlueDot et InputHealth.

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Les répondants à l’enquête de CCI ont également fait état d’une augmentation de 37 % de l’intérêt pour les fusions et acquisitions (M&A) autour des entreprises canadiennes à forte croissance. Bien que les données de CCI n’indiquent pas d’où proviennent ces intérêts, Suzanne Grant, PDG de la Canadian Advanced Technology Alliance (CATA), a déclaré à BetaKit que l’organisation avait reçu des courriels d’une société étrangère intéressée par l’achat d’une entreprise technologique canadienne « à bas prix » dans le contexte de la pandémie. La CATA avait également identifié d’autres petites entreprises rachetées par de grandes entreprises et des puissances étrangères.

Début avril, le gouvernement fédéral a pris des mesures visant à freiner ce « comportement opportuniste en matière d’investissement », car de nombreuses entreprises canadiennes sont confrontées à des problèmes de liquidités et de baisse des évaluations dans le contexte de la crise mondiale actuelle.

De nombreuses entreprises technologiques canadiennes ont également réduit leurs plans d’expansion mondiale en raison de COVID-19. Quarante pour cent des personnes interrogées par CCI ont déclaré avoir réduit leurs plans d’expansion, et 22 % ont constaté une augmentation. Les secteurs les plus touchés sont ceux des technologies de la santé, de l’informatique dématérialisée, du travail à distance et de l’apprentissage.

La propriété intellectuelle (PI) a également connu un pic dans le contexte de la pandémie, selon la CCI, avec 25 % des entreprises interrogées qui augmentent leurs investissements liés à la PI, y compris la recherche et les dépôts de brevets. Les autres 75 % des entreprises interrogées ont maintenu le cap ou ont diminué leurs investissements en matière de propriété intellectuelle.

Photo par Floriane Vita sur Unsplash



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