La Brink’s lance son réseau de points cash villages avec des distributeurs de billets

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La Brink’s a inauguré son premier distributeur de billets en Bretagne, dans la commune de Locmaria-Plouzané. En France, plus de 28 500 communes rurales sont dépourvues d’agences bancaires et de distributeurs de billets.

Ce chiffre a augmenté de 5% depuis les trois dernières années, à cause de la baisse de fréquentation des agences qui sont de plus en plus concurrencées par les banques en ligne. Si les départs ont d’abord touché les plus petites communes rurales, ce sont maintenant au tour des plus gros bourgs de voir leurs agences bancaires faire leurs valises et emporter les DAB avec eux.

Pour palier à ces absences et répondre aux besoins de retirer de l’espèce, la société américaine de convoyage de fonds a commencé le lancement des distributeurs de billets de ses points cash villages.

Un service de distribution d’espèces par la Brink’s

La Brink’s répond aux préoccupations des communes qui subissent actuellement l’essor du désert bancaire. Les banques sont souvent obligées de quitter ces zones à cause de leurs difficultés à amortir leurs coûts de fonctionnement. Après le départ de celles-ci, les habitants perdent l’accès au service de distribution d’espèces.

Le retrait d’espèces, un service de base que la Brink’s veut préserver

Bien que les nouveaux moyens de paiement se soient multipliés rapidement ces dernières années, la Brink’s estime que les transactions en espèces ne disparaîtront pas à court terme. En effet, selon Patrick Lagarde, le PDG de la filiale française de l’entreprise américaine, 71% des achats de moins de 20 € se font toujours en espèces. Le départ des guichets automatiques nuit ainsi au dynamisme des communes rurales, où la majorité des commerces et des services enregistrent une grande part de leurs chiffres d’affaires via les paiements en argent comptant.

Afin de préserver l’activité économique dans les territoires où le maillage du réseau bancaire est devenu insuffisant, le convoyeur de fonds a l’idée d’installer des DAB dans les zones désertées par les banques et où il n’y a plus de possibilité de retirer des espèces. Cette initiative a pour objectif d’améliorer la qualité de vie dans la ruralité avec une solution adaptée et à coûts réduits. En effet, d’après un sondage réalisé par l’entreprise, 86% des Français préfèrent avoir du cash à leurs dispositions.

Le premier DAB de la Brink’s à Locmaria-Plouzané

C’est la commune finistérienne de Locmaria-Plouzané qui a bénéficié du premier point cash village de la Brink’s. L’inauguration a été réalisée le 19 juillet, un an après que la localité a vu son agence du Crédit Mutuel de Bretagne fermer boutique. Les quelques 5 180 habitants de cette zone étaient ainsi obligés de faire plus de 6 km pour rejoindre la Préfecture de Brest pour y effectuer un retrait.

Bien que la municipalité ait pris contact avec d’autres banques pour remplacer le DAB disparu, seule la Brink’s a répondu présente à son appel. La mise en service de ce distributeur se base sur un modèle économique qui implique la contribution de la commune pour le paiement d’un loyer de 1 500 € par mois à l’entreprise de transport de fonds. En effet, c’est la municipalité qui va assurer les coûts d’exploitation et de maintenance de la machine.

Néanmoins, pour 18 000 € par an, le Maire de Locmaria-Plouzané, Viviane Godebert, est ravie. En effet, ce service de proximité va lui permettre de préserver l’attractivité de la localité pour les habitants et les touristes qui y viennent en visite. Par ailleurs, l’entreprise américaine propose une solution alignée au budget des communes. Ainsi, le coût du distributeur sera réduit en fonction de son débit. Les fonctionnalités du DAB ont également été limitées au retrait d’espèces pour réduire le coût.

La Brink’s veut déployer ses points de retraits pensés pour les municipalités

Après l’inauguration de son premier distributeur de billets, la Brink’s a été sollicitée par de nombreuses autres communes. Ces dernières ont également été désertées par leurs agences bancaires et ne disposent plus de DAB pour les besoins de leurs habitants.
Le fait est que les distributeurs coûtent cher aux banques en matière d’entretien. En effet, en France, 57 centimes par retrait au niveau des distributeurs sont récupérées par les agences, et ne permettent pas à ces dernières de couvrir les frais de maintenance.

Néanmoins, l’entreprise veille à maintenir la gratuité du service pour les consommateurs. Ainsi, ces coûts sont déjà intégrés au loyer facturé à la municipalité et peuvent même en être déduits. En effet, plus le débit de la machine sera élevé, moins elle coûtera cher.

Pour permettre à la municipalité d’augmenter le volume des retraits, les DAB installés par la Brink’s permettent aux consommateurs de retirer gratuitement des espèces, peu importe leurs banques. De plus, le partenariat avec la Mairie permet également de réduire le coût de domiciliation de la machine. Dans les prochaines années, Brink’s France prévoit de permettre à plus de 2 000 communes de bénéficier d’un distributeur de billets basé sur ce modèle économique.

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