La baisse des marchés pénalisés par de multiples facteurs : pétrole, Chine, tarifs douaniers américains contre l’UE

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Le début de la séance a été marqué ce lundi par une baisse notable des marchés. Les cours ont été alourdis par les différents contextes d’actualité, notamment la hausse du pétrole suite aux attaques subies par les stations saoudiennes.

Les inquiétudes des investisseurs ont également été nourries par la baisse de croissance constatée en Chine, dont l’économie est de plus en plus affectée par la guerre commerciale. Le conflit commercial entre les USA et l’UE concernant le volet Airbus a également pesé sur les marchés.

Les actualités géopolitiques internationales ont lourdement affectés les marchés mondiaux, lesquels sont déjà affaiblis par la peur d’un ralentissement économique mondial.

Les hausses du pétrole défavorables aux marchés d’actifs

Les principales bourses sont les premières à montrer des signes de faiblesse face aux dernières frasques survenues sur la scène internationale. Aussi bien les marchés européens, américains, qu’asiatiques dévoilent des chutes au niveau de leurs principaux indicateurs.

Le cours du pétrole, l’une des principales retombées des faits d’actualité

Les cours du pétrole se sont orientés en hausse suite aux attaques qu’ont subies deux stations d’extraction pétrolières de l’Arabie Saoudite. Ces évènements ont été perpétrés par les rebelles Yéménites houthis et reflètent la montée des tensions dans la région du Golfe persique.

Les pays de cette zone sont les principaux exportateurs mondiaux de pétrole brut, avec près de la moitié de la consommation internationale. En particulier, l’Arabie Saoudite est celui qui exporte le plus de pétrole au monde. Les dégâts qui ont été causés au niveau des stations saoudiennes de la société Aramco ont engendré une réduction de 5,7 millions de barils par jour, soit la moitié de la production locale ou 5% du commerce de brut international. D’après les informations disponibles, le délai de retour de la production à son niveau normal serait estimé à plusieurs semaines. De plus amples informations seront prochainement publiées par l’entreprise concernant l’état des lieux des infrastructures à réparer.
Face à cette attaque terroriste subie par son allié, les USA ont déclaré leurs intentions d’adopter des ripostes et des mesures de représailles contre les coupables. L’Iran, qui est pointé du doigt, nie les accusations, mais des enquêtes sont en cours. Cette situation qui aggrave les tensions dans le Golfe s’est traduite par une hausse de 8,44% du Brent qui atteint maintenant un cours de 65,30 USD/baril.

Ce dernier avait déjà gagné 15,5% et atteint ainsi son plus haut niveau depuis le 22 juin 1998. Le Brent de la mer du nord a quant à lui affiché une hausse de 10,08% pour atteindre 66,29 USD/baril, après une montée de 19,5%, soit sa plus forte hausse depuis le cours à 71,95 USD/baril durant la guerre du Golfe en 1991. Le brut léger américain a pour sa part atteint 59,06 USD/baril, soit une hausse de 7,68% après avoir grimpé de 15,5%.

L’impact du cours du pétrole sur les actions

L’autorisation de Donald Trump d’accéder aux réserves pétrolières a alourdi les craintes des marchés. A long terme, la hausse du prix du pétrole risque de réduire la rentabilité de nombreux secteurs, dont celui du transport, de l’aéronautique et du tourisme.

Seules les firmes pétrolières prennent avantage de cette situation, avec une hausse de 2,28% du Stoxx du pétrole et du gaz, 2,07% pour Total, 3,3% pour TechnipFMC, 2,45% pour le CGG. Le BP londonien grimpe aussi de 3,45% et de 2,6% pour le Royal Dutch Shell. A Wall Street, la prise de position des investisseurs sur des actifs de second ordre, moins risqués, engendre une chute du Bund à long terme (10 ans) de 0,455%.

Les contrats à terme sur les bons du Trésor US affichent également une baisse de rendement qui se traduit par une hausse de 0,16%. Le repli du marché américain est constatable à travers une hausse de 0,14%, soit 37,07 points pour grimper à 27,219.52.

D’autres perspectives négatives pour les marchés profitent à l’or et aux devises pétrolières

Les marchés ont également été impactés par les ralentissements de l’économie chinoise. En effet, à 4,4%, la production industrielle n’a pas atteint la prévision de 5,5% et a régressé de 0,4%, après avoir atteint 4,8% au mois de juillet. Les ventes au détail et l’achat d’actifs ont également déçu, en étant au-dessous des prévisions. Ils dévoilent respectivement 7,5% de hausse annuelle et une montée de 5,5% depuis le début de l’année.

Néanmoins, en Chine, ce repli limité des marchés, malgré des indicateurs qui sont loin des attentes, a été soutenu par la perspective de nouvelles mesures de relance. Ainsi, le cours du CSI 300 qui englobe les principales cotations a baissé de 0,37%, mais celui du SSE Composite de Shanghai est ressorti avec de très légères variations.

Les actualités occidentales ont également impacté sur l’ouverture du marché, notamment à cause de la menace des USA de monter les taxes douanières sur les produits européens. En effet, Trump accuse l’UE d’octroyer des subventions publiques illégales à Airbus, le principal concurrent de l’américain Boeing. Les USA estiment le préjudice à 9,8 milliards d’euros, confortés par une décision de l’OMC. Parmi les produits européens risquant une hausse punitive des tarifs douaniers, on cite les avions et leurs pièces détachées, le vin et les produits laitiers.

Face à ces situations, le marché des devises a dévoilé un repli de 0,10% du dollar, face à ses concurrentes, dont les devises des principales nations exportatrices de pétrole, comme le Canada et la Norvège. D’autre part, le Yen a gagné 0,2% et le Franc Suisse est aussi monté face à l’Euro et le Dollar. Les incertitudes concernant le marché des devises a également permis à l’or de démontrer son rang de valeur refuge, avec une hausse de 1% du cours de l’once, pour atteindre 1 503,68 USD.

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